Des faussaires et du gout.

Ca pue le morbide, le pourri. Pire, le gratuit. Tout en plus! Le cinéma, la musique, la littérature, le sexe, l’oral et l’écrit en somme. On veut faire vite, très vite… On croit au génie pérpétuel, au nouveau nouveau. Quelles couleuvres a-t-on du avaler! Le rock, Spielberg, Houellebecq, Canet, Toledano et Nakache…Une pléiade de salopards. Ils se prennent pour des subversifs, des « vrais », c’est ca qui me tue. C’est à s’auto-combustionner… Ils sont lourds!… Il suffirait pourtant d’alléger leur esprit. Il suffirait, tout simplement, d’avoir un style. Souvenez vous de Chanel ou Céline: il ne faut pas faire dans le démodable. Sinon on ferme sa gueule, on pose sa plume, on éteint sa caméra. Humble et honnete en fait.

Deux personnages sont dignes de représenter la pesanteur contemporaine. Le couple de l’insane: Dolan et Nolan. Xavier et Christopher. Le premier se croit Pasolini, il se sent, à peine adolescent, artiste cinéaste, et veut disserter d’amour et de sensualité, d’identité…Il n’est que jeune bourgeois bobo abbreuvé de publicité, adolescent, oui, et pour toujours! Pasolini était une sorte de magnifique marquis en misère, un des justes, comme le divin Sade.  Les publicitaires comme Xavier ne réussiront jamais à parler de sexe: ils n’aiment pas ca. Le sex ne fait pas vendre, il fait venir. Nuance. Christopher, c’est un autre domaine de l’inutile. Il veut du grandiose, le bougre! L’Iliade, le Conte de deux Cités l’inspirent, dit-il. La ville de Gotham, New-York à peine masquée, se transforme en Troie… Quelle connerie. Céline l’avait dit pourtant, la grande Pomme est une ville « pas baisante du tout ». Ca devrait réveiller. Nolan nage dans un puit d’immondices quand il prend Batman (l’homme chauve-souris quand meme) pour un héros grec, ou quand il réussit à proposer un mauvais film au grand Al Pacino. Ses histoires sont laches, pales. Sa facon de filmer, et non son style, inexistant, consistant à juxtaposer hystériquement une image encore plus laide que la précédente est accablante… Coupable de laideur.

En musique, on réussit à ne surtout pas écouter de jazz. Le langage lumineux, révolutionnaire et virevoltant des noirs américains ne plait plus apparemment. Evidemment. On leurs préfère les rockeurs, amusants, certes, mais pas supremes! Les Stones à la place de Monk? On va où là? Qu’est ce que ca fout là? Quand ca plait trop aux bourgeois il faut se méfier. Le rock n’arrive pas à la révolution, c’est sa grande faute… Les bourgeois et l’art ne feront jamais bon ménage.

C’est la médiocrité imposée qui emmerde. Il faut redécouvrir le gout, qui reconnait l’absolu et le nuance, ne le compromait pas. Le compromis donne du faux, du mauvais, il n’a aucun intéret, il est insignifiant, il est bourge! Ce sont les instructeurs qui ont manqué, ceux qui devaient indiquer aux bleus où se niche le beau. Ils devaient dévoiler les arnaqueurs, les faussaires du monde cultureux. Notre palais doit etre éduqué; il faut donner crédit aux sens et à l’instinct. Réussir à distinguer le creux et l’infame de la transcendance et du grandiose, tout simplement.

Rayan Freschi, chercheur d’emmerdes.

 

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7 comments on “Des faussaires et du gout.
  1. Belle vulgate de gauche bien stérile.
    Bravo !
    Qu’est ce que les « bourgeois » viennent faire là dedans ? Le monopole du bon goût vient des prolos peut être ?

    Et qui, cher monsieur, va apprendre aux autres ce qui est du bon goût et ce qui relève du mauvais goût ? C’est toi ? C’est le politburo ?
    Parce que tu écris 2-3 posts sans grand fond et beaucoup de verbiage, c’est à toi de nous montrer ce qui est beau ?

    Le Jazz, c’est un peu l’art contemporain de la musique. C’est cérébral, c’est une musique de musicien avant tout, et surtout c’est chiant. C’est chiant à mourir. Et non, ce n’est pas beau. IL n’y a aucun art de la mélodie dans le jazz.

    QU’est ce qui fait qu’un gros tube, qu’un classique ( de mozart à Dylan) quelque soit d’ailleurs le style musical, est tant aimé ? C’est simplement parce qu’il touche quelque chose d’universel, de non réfléchit. Quelque chose qui nous fait remuer les tripes.

    Note : je ne crois pas que Spielberg se soit jamais défini comme subversif. encore un strawman.

  2. C’est vrai…Sade et surement Monk étaient de gauche, ca a du m’échapper. Je ne pretends pas imposer ce que je crois etre beau, je tomberais dans la connerie, un peu comme toi. J expose sincèrement ce que je pense, très modestement, etre beau. Que le jazz soit la musique du XXeme siècle ne fait, evidemment, aucun doute. Le jazz touche l’universel, comme tu dis, et heureusement pas les bobos bourges ratés à la Beigbeder, c est justement pour cette raison qu on le trouve chiant, comme les films de Pasolini ou de Terrence Malick… Ce sont ces memes bourges qui détestent Moravia ou Jamal, Bloy ou Ellington… C est infame. Nabe, Boris Vian, Celine n avaient pas la meme sensibilité et la meme connaissance qu Arnold lorsqu ils exprimaient leur amour pour le jazz , tant pis. « La musique de musicien » (sic!)… Cette formule lumineuse de notre Arnold, nous fait comprendre la profondeur millimètrique de son esprit. Un musicien ferait de la musique pour musicien, c est, justement, cerebral et modeste comme raisonnement. Un artiste fait de l art que ca plaise ou non à son époque, ou à Arnold. Ces artistes, c est vrai, ne font pas des tubes (oh les méchants!), ils tentent de réveiller ceux qui les écoutent, lisent, observent. La gauche bien stérile, autre magnifique formule cher lecteur, nous impose en fait ce que tu aimes, c est drole!…C est cette gauche qui aime et impose les pseudo melodies rockeuses; un riff ne fait pas mélodie jeune homme, c est plus complexe, tu y arriveras peut etre…
    Dans mes articles je tente uniquement de faire réflèchir…et tu as vomi. Tant mieux. Dans ce post, c’est la lourdeur qui m’accablait; seul un lourd pouvait me répondre aussi betement…Tu as manqué d instructeurs, c est tout. Mais je suis intimement satisfait: j ai trouvé ma premiere emmerde d internet, et mon premier emmerdeur! Tu m as permis de justifier et legitimmer mon surnom, je t en suis reconnaissant.
    Note: comparer Mozart à Dylan relève du délit artistique.

  3. Réponse intéressante, car encore une fois, il n’y a aucun fond.

    Tu m’insultes, pourquoi pas, mais tu ne dialogues pas. Je te pose des questions, tu n’y réponds pas.

    Tu te caches derrière des noms (Nabe, Céline…) mais pour éviter d’argumenter. Or c’est ça qui m’intéresse.

    Ce qui semble t’intéresser, c’est t’attaquer à des catégories, la bourgeoisie etc., sans expliquer d’ailleurs pourquoi.

    Revendiquer le bon goût face au mauvais, sans expliquer d’où ça sort, sauf peut être ton dégoût des masses (à expliciter).

    Tu livres une sorte d’analyse pseudo sociologique des goûts, tu es omnubilé par une explication mettant en scène des catégories telles que les bobos ou les bourgeois, mais quand on te propose une autre explication sociologique, par exemple le fait que le jazz est une musique de musicien, tu bottes en touche. Peut être n’es tu pas musicien. Ce que je vois surtout c’est que tu n’es pas sur le terrain des idées.

    Quand plus personne n’écoute une certaine musique, peu-t-on parler d’universel ? Je crois pas.

    « J’ai manqué d’instructeurs » ? C’est quoi cette phrase? Je pense différemment de toi et donc je n’ai pas été éduqué (par qui ?).
    C’est typiquement ce que n’importe quel extrémiste dirait en se référant à des textes sacrés (au choix : la bible, le capital, le coran, etc.).

    Sauf que pour certains autres, y’a l’argument, la raison et le débat. Tu n’as pas l’air d’aimer ça, tu préfères insulter, libre à toi. Mais à ce jeu là, peu de gens réagiront à tes messages, comme peut de gens réagissent aux insultes d’un malade atteint du syndrôme de la Tourette.

  4. Je suis tombé sur un os susceptible.
    Personne ne prennait en considération Van Gogh de son temps, il ne touchait peut etre pas l’universel puisque personne ne voulait de ses peintures? Le public n a pas vocation à donner la valeur juste d’une oeuvre. Ce qui ne signifie évidemment pas qu’il se trompe toujours…
    J etais de gauche au debut, et maintenant extremiste! Nuance Arnold, tu ne vois pas les arguments qui te posent des difficultés.

  5. Heu.. tu pourrais être d’extrême gauche, et mon commentaire reste cohérent. Les deux ne sont pas antinomiques, jusqu’à présent.

    Mais bon… on en revient à ce que je faisais remarquer : je te demande de t’expliquer sur des facette de ton article qui sont totalement injustifiées. Et toujours rien. Mes questions restent en suspens.

    Il y a une différence entre tenter d’expliquer pourquoi quelque chose est touchant, de grande qualité artistique, ou non, d’un côté, et de l’autre dire que ceux qui aiment ou n’aiment pas telle et telle musique sont de gros beaufs, des bourgeois, ou je ne sais quel qualificatif.
    D’une réflexion sur l’art, on passe à l’insulte des gens. C’est ça le problème de ton texte.

    Il te manque une réflexion axée sur des critères. Tu peux toujours dire que le public n’a pas toujours raison, que son évaluation des oeuvres artistiques ne fonctionne pas toujours, mais tu ne nous dis jamais pourquoi le jazz et d’autres choses sont si grandes artistiquement, ni comment on peut arriver à un jugement d’un art de qualité.

  6. Une royaliste et un royalties qui se clashent sur des sujets de Gauche. C’est du lourd. Déjà, il est évident que comparer Mozart à Dylan est une bétise: Mozart est un générique. Dire qu’on écoute Mozart, c’est comme aller dans un restau qui sert de grandes viandes et commander un steak haché, ce qui est la plus belle insulte que l’on peut faire à la gastronomie de la carne. Personne ne peut surkiffer Mozart, c’est impossible.C’est trop catalogué. Trop Classique dans le Classique du Classique. Ensuite le Jazz et le Rock est un faux débat. Le Rock’n Roll à été une belle saloperie qui à mal vieilli (le mono fait mal au oreilles), remplacé par le Rock, qui durera 15 ans tout au plus, puis totalement abandonné. Maintenant bourgeois ou prolo je m’en cogne, les deux n’aident pas à se forger une culture et un avis sur l’art et sa sensibilité.

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