Les leçons de la réussite du secteur du luxe français

Entre la crise économique et la contrefaçon, le secteur du luxe peut sembler en difficulté : que nenni ! Le chiffre d’affaire moyen du secteur reste en forte croissance même au plus fort de la crise, dans la tourmente des délocalisations et des fermetures d’usines, il affiche des bénéfices parfois à deux chiffres. Au point de devenir un atout plus que considérable dans une France qui connait nombre de difficultés économiques ces derniers temps. Comment le secteur du luxe a-t-il réussi à se développer, et surtout quelles leçon tirer de la réussite de ce dernier dans un contexte de conccurence globalisée aujourd’hui ?

L’un des principaux facteurs de croissance du secteur du luxe ont été les pays en voie de développement et plus précisemment les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), qui sont très friands de la qualité irréprochable qu’offre le luxe Européen. Les carnets de commande de LVMH et autres Hermès se sont donc remplis de commandes en provenance de ces pays, venant s’ajouter à la demande européenne et américaine. Mais la crise n’à pourtant pas profité à l’ensemble du secteur : les marques qui s’imposaient plus par la notion d’insolite que par la qualité intrinsèque de leur production se sont donc retrouvées face à de grosses difficultés pour écouler leurs invendus, allant parfois jusqu’à se tourner vers une clientèle un peu moins aisée. Les marques qui s’étaient d’abord fait connaitre par la qualité de leur produits, et qui avaient bien entendu gardé des fonds de réserves pour faire face aux variations saisonnières (on achète en effet moins de champagne de qualité en été qu’au moment des fêtes de fin d’année) ont développé fortement leurs activités ces dernières années.

Le « Made In Europe », et plus particulièrement le « Made In France » est aujourd’hui un gage de qualité pour les consommateurs des Pays en Voie de Développement.

De nombreuses leçons doivent être tirées de cet exemple. On peut tout de même en mettre une en avant : dans un contexte de marché ouvert à la conncurence internationale, il faut savoir compter sur ses avantages comparatifs. L’aérospatiale, le luxe, l’énergie… Tout ces secteurs sont aujourd’hui des points forts français qu’il ne faudra nullement négliger dans l’avenir. Ils impliquent des investissements importants, et une vision de long terme pour s’implanter sur des marchés prometteurs (comme ceux des pays en voie de développement). Sauvegarder les industries qui feront l’avenir économique de la France est aujourd’hui plus que nécéssaire, quitte à oublier quelque peu la vision court-termiste qui règne aujourd’hui en maitre.

Une économie forte est d’abord basée sur la volonté de produire plus sur une longue periode, c’est ainsi que l’on rassure les investisseurs et que l’on crée une activité, des emplois, une demande, bref : une économie.

Votre chroniqueur économique du mercredi;

Stud.

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