13 Nains, 1 Hobbit, 48 images seconde et moi…

The Hobbit affiche

Dix ans après la fantastique aventure  du Seigneur des Anneaux (2002),Peter Jackson revient pour conclure cette année 2012 avec le très attendu  Hobbit adapté du roman éponyme de J.R.R Tolkien, papa de la Terre du Milieu. Intitulé « Un voyage inattendu », ce premier volume d’une trilogie reprenant aussi bien  le livre original que la préface de La Communauté de l’Anneau, nous ramène 60 ans en arrière au temps où Bilbon se la coulait douce dans son village natal de Hobbitebourg, bien loin des dangers du  monde extérieur. Cette petite existence paisible sera par un bon matin brisée par la venue du magicien Gandalf et d’une compagnie de 13 nains ( dont je vous mets au défi de retenir les noms )  à la recherche d’un quatorzième membre pour prendre part à une aventure hors du commun : délivrer un royaume d’un dragon squatteur.

Époustouflant ? Envie de se précipiter dans la première salle de cinéma venue ? Il est vrai qu’une nouvelle association de Peter Jackson à la  Terre du Milieu laisse rêver, tant l’impact du Seigneur des Anneaux fut  grand en terme de récompense ( 11 Oscars sur 11 nominations en 2004),  de box office et surtout d’esthétisme. Pourtant nombreuses sont les nuances  à apporter à ce film. Premièrement l’usage de la 3D , de plus en plus banale de nos jours dans tous les cinémas,  dénature et transforme les plus beaux paysages néo-zélandais en une image floue et insipide alors qu’ils faisaient la force des anciens films de Jackson. Nous pouvons ajouter un schéma scénaristique  légèrement calqué sur La Communauté de l’Anneau tant les situations se ressemblent et les clins d’oeil sont redondants. De plus l’abus de mouvement de caméra( un cadreur sous acide ?) nous empêche de profiter de l’action dans certaines scènes.

hobbit 1

Toutefois, malgré la pression des anciens films, Peter Jackson réussit avec brio le défi esthétique ( merci les fonds verts et la perspective forcée) et  le raccord. On prend goût à retrouver d’anciennes figures mythiques comme Sir Ian McKellen dans un Gandalf aussi taquin que sincère, un Hugo Weaving  en un Elrond soucieux de l’avenir de la Terre du Milieu, un excellent Andy Serkis dans un Gollum encore plus schizophrène que jamais, annonçant le face à face terrible entre Bilbon et le « Précieux » (notez également que ce personnage n’est en aucun cas crédible si vous le regardez en 3D et au premier rang !  tant l’image de synthèse vous agressera les yeux !), ou encore le petit cameo d’Elijah Wood en Frodon.  Hormis tous  ces anciens d’une équipe de tournage quasiment identique, vous serez charmés par les nouvelles têtes à commencer par Martin Freeman ( que certains auront reconnu de la série Sherlock)  interprétant Bilbon de manière  fidèle par rapport au roman. Richard Armitage en Thorin Écus de Chêne chef de la compagnie et héritier d’un royaume qui n’est plus ( une sorte de Aragorn bis quoi), ainsi que  l’ensemble des nains très divers dans leurs caractères. La musique d’Howard Shore reste et restera également le point fort du film, renforçant l’aspect épique du voyage de notre Hobbit, et collant à l’atmosphère de conte pour enfant que dégage cette œuvre.

Ainsi malgré quelques surprises que seuls les inconditionnels de Tolkien remarqueront,  Le Hobbit : Un voyage Inattendu  et ses 2h40 reste agréable à regarder et  nous  transporte bien loin des tracas de la  bûche de Noël et autres  listes de cadeaux à faire pour Tatie Germaine.  Comment ? Une  suite ? Bien sûr ! Les prochains volets se trouvent presque dans la boîte et  seront sur nos écrans le 11 Décembre 2013 et en Juillet 2014. Courage le cinéma regorge de pépites à voir, afin de vous faire patienter….

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

pizza