Un acier bien trempé…

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L’espoir existe! Il vole, dispose d’une force herculéenne et porte un costume bleu affublé d’une cape rouge. Vous l’aurez compris Superman est de retour après plus de 7 ans d’absence (et le très critiqué Superman Returns de Bryan Singer), dans une version remaniée scénaristiquement par Christopher Nolan, revenant aux fondamentaux du personnage, telles les dernières adaptations de son homologue Batman, et bien sûr porté à la réalisation par Monsieur Zack Snyder, qui s’impose de plus en plus comme un maître de l’épique.

Le synopsis de Man of Steel est quant à lui,  le même que celui imaginé 81 ans plus tôt par l’écrivain Jerry Siegel, l’artiste Joe Shuster ainsi que leurs successeurs. Première naissance naturelle sur une planète Krypton qui n’est plus que l’ombre d’elle même, Kal-El fils du grand scientifique Jor-El interprété par Russell Crowe est contraint brutalement de quitter sa planète natale,  quand cette dernière menace d’exploser et de tomber sous la tyrannie du général Zod, putschiste déterminé. S’écrasant sur notre belle planète bleue, Kal qui n’est encore qu’un nourrisson trouvera  refuge chez les Kent,  fermiers du Kansas,  où il grandira tout en cachant ses capacités hors normes afin d’éviter tout soupçon. Kal désormais appelé Clark se lance à la recherche des fragments de son passé, cependant lorsque le général Zod fait brusquement son apparition et menace de massacrer l’humanité, Clark est contraint pour sauver les siens de se dévoiler au risque de devenir un paria ou un sauveur divin pour l’humanité…

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Man of Steel constitue pour moi une réelle surprise par son originalité scénaristique qui toutefois reprend une histoire que l’on connaît sur le bout des doigts. En effet le scénario est extrêmement fluide et ne souffre d’aucune longueurs dont la genèse du personnage pourrait  souffrir. Christopher Nolan saisit parfaitement les enjeux dramatiques de l’ensemble des personnages du film qu’ils soient bon ou mauvais, tout en gardant les grands traits du comics et les questions sur la divinité, l’acte et le regard d’autrui. Cette écriture saine et précise, s’accorde parfaitement avec la réalisation de Zack Snyder. Aucun abus en matière d’effets spéciaux et de ralentis, un découpage technique et une façon de filmer très travaillée qui ne donne pas l’impression d’anarchie imagée, se prêtant aux scènes en l’air, et bien sûr,  caractérisée par quelques touches d’humour dont un : « This is Madness » faisant écho à une ancienne réalisation de Snyder nommée 300.

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Bien entendu, au delà de cette production à quatre mains, il faut souligner une performance d’acteurs époustouflante!  Henry Calvill est digne du panthéon des anciens Superman comme Christopher Reeve car son jeu est profond et imposant. Un grand bravo également aux deux pères du héros interprétés par Russell Crowe et Kevin Costner dont découle une émotion presque shakespearienne qui m’a énormément touchée. Les personnages de Loïs Lane et  Zod campés par Amy Adams et Michael Shannon sont crédibles et non dans l’exagération comme on avait pu le constater dans d’autres versions.

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Man of Steel est une réelle claque pour le genre comme l’avait été The Dark Night en 2008. Mélange subtil et extrêmement bien dosé de drame,d’ action etde  science fiction, le film est facile d’accès tant il est travaillé. Il n’est donc pas obligatoire d’être incollable sur le héros au « S » pour se délecter d’une oeuvre de grande qualité contribuant à alimenter la mythologie de Superman.

Alors que l’été peine à montrer le bout de son nez, Man of Steel est sans conteste le rayon de soleil 2013 qui vous redonnera espoir et vous transportera  dans les nuages. Vivement la suite!!

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