Veni, Vidi, Bingi : Into the Badlands

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Univers postapocalyptique, Kung-fu, coke et gros moteurs : chers amis je vous présente Into the Badlands.

Into the Badlands est une merveille du petit écran produite par la chaîne AMC à qui l’on doit The Walking Dead (et ça se ressent). La série n’a pas fait énormément de bruit et pourtant j’aimerais vous la faire découvrir car elle en est déjà à sa 3ème saison et elle s’améliore saison après saison.

Attention on n’est très loin de la série d’auteur. On ne fait pas dans la dentelle avec cette série qui fait la part belle aux arts martiaux et grosses bécanes ; mais on adore ! Complètement décomplexée, à la croisée entre comics, western et film de samouraï, Into the Badlands nous propose une expérience TV unique en son genre.

Into the Badlands, qu’est ce que c’est ?

Into the Badlands est une série télévisée américaine créée par Alfred Gough et Miles Millar et diffusée depuis le 15 novembre 2015 sur AMC. En France, la série a fait son apparition le 6 novembre 2016 sur SundanceTV. Elle reste disponible sur Amazon Prime Vidéo. Et cette fois il ne s’agit pas d’une adaptation d’œuvre littéraire ce qui mérite d’être noté car un tel ovni représente une grosse prise de risque pour un network comme AMC.

Côté casting rien à signaler. Les acteurs ne sont pas des têtes d’affiche à part peut-être Nick Frost, qui forme l’inséparable duo avec Simon Pegg (Hot Fuzz, Shaun of the Dead, le dernier bar avant la fin du monde, etc) mais qui ne joue pas un rôle clé dans la série. Soyons honnêtes, autant certains acteurs se démarquent sur des séries d’action, personne dans Into the Badlands ne gagnera d’Emmy award pour sa performance. Quoique peut-être Marton Csokas et Emily Beecham respectivement Quinn et La Veuve qui incarnent parfaitement leur rôle de Barons post-apocalyptiques. En revanche, la production est époustouflante. Avec un budget bien loin des superproductions HBO ou Netflix et extrêmement peu de CGI (Computer Generated Images ou « Fond Vert ») les costumes, décors et cascades de Into the Badlands font rêver. On y reviendra en détail plus tard.

Synopsis : Into the Badlands se déroule plusieurs centaines d’années dans le futur, dans une nouvelle société féodale, dirigée par 7 Barons régnant sur les ruines du Midwest américain après qu’une catastrophe ait balayé la civilisation telle que nous la connaissons. La technologie est presque totalement absente et le pétrole se fait très rare. L’intrigue commence lorsque Sunny, un des meilleurs guerriers (ou Clipper) travaillant au service de Quinn, l’un des 7 barons, va tenter d’apprendre à M.K, un apprenti clipper, à contrôler un mystérieux pouvoir. Le tout dans un monde miné par les conflits entre factions.

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Ceci est un champ de pavot, pas de tulipes

Tout d’abord parlons de l’univers dans lequel se déroule la série. Unique. Into the Badlands a première vue fait beaucoup penser à Mad Max évidemment. Sauf qu’ici la société est bien plus organisée. Les Barons fonctionnent en cartel, chacun ayant le monopole sur une ressource rare. Par exemple Quinn cultive le pavot (même en univers post-apo on sait faire la fête). Les Barons ont également leurs territoire, leurs forts et leurs soldats, les clippers. Point fort de la série : c’est une série d’action certes mais bâtie sur un univers et des codes cohérents. On a envie d’en savoir plus sur cette nouvelle société et les différentes factions ; et plus Sunny avance dans sa quête plus on découvre la violence de ce monde. Car finalement on ne sait pas très bien dans quoi on tombe mais pourtant on apprécie la richesse des références. A première vue inspiré Mad Max, avec une univers sombre et ultra-violent (sans pour autant filmer toutes les scènes comme un film DC) Into the Badlands a également des allures de western sans fusil grâce à ses paysages désertiques et ses virées à cheval. Et puis à d’autres moments on change de région et de barons et nous voilà en plein film de samouraï avec des femmes habillées en tunique et des castagnes au katana. On ressent une envie des auteurs de concilier plusieurs genres et c’est très réussi. Pour en savoir plus sur leurs inspirations, je vous recommande une interview des créateurs Alfred Gough et Miles Millar réalisée par Allociné.

Mais surtout, parlons de l’action ! Il faut garder en tête le fait que cette série se revendique avant tout comme une série d’arts martiaux. Si les films de Bruce Lee ou Tigre et Dragon vous laissent indifférent alors passez votre chemin car pas un épisode ne se passe sans une scène de combats à arme blanche ou à mains nues. Les chorégraphies sont toutes très travaillées et mises en valeur par des effets de ralenti ou des zooms sur des protagonistes posant face à des ennemis à terre. Bref, badass. Pour avoir un aperçu de ce que ça donne, c’est par ici (attention aux spoils).

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La Veuve en action

Je ne vais pas m’étendre ici sur l’intrigue pour éviter tout spoil mais on a hâte de voir ce qui nous attend pour les prochaines saisons et on souhaite bonne route à cette série.

À voir sans hésiter !

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